Avant les présentations, Sonia Bebbington, directrice générale et bibliothécaire en chef, rappelle les conversations précédentes avec divers membres du C.A. au sujet des études d’impact, et en particulier une conversation avec Alison Crawford, qui a eu lieu à la suite de la conférence de l’Association des bibliothèques de l’Ontario de 2025, concernant une présentation donnée par la Bibliothèque publique de Toronto sur une étude semblable. Mme Bebbington se dit très heureuse de voir ce travail se concrétiser, tant par l’intermédiaire d’une étude individuelle pour la Bibliothèque publique d’Ottawa que par la participation de la BPO à une étude nationale, et elle a hâte de discuter de l’étude d’Ottawa avec le C.A. ce soir.
Mme Bebbington présente ensuite Anna Basile, directrice générale adjointe et directrice, Services organisationnels, qui présente à son tour une vue d’ensemble de l’étude d’impact de la BPO (conservée au bureau de la directrice générale et bibliothécaire en chef). Mme Basile remercie l’Association des amis de la Bibliothèque publique d’Ottawa (AABPO) pour son généreux soutien financier à l’étude d’impact. La présentation porte sur :
- le contexte de la BPO;
- les particularités de l’étude;
- les dimensions et paramètres d’impact;
- le résumé des résultats;
- le résumé des profils d’impact, y compris les représentations des impacts;
- les prochaines étapes.
Le président salue la qualité du rapport et de la présentation, par lesquels on a su mettre en avant la véritable valeur des bibliothèques. Il fait remarquer que bien que les bibliothèques se définissent souvent par ce qu’elles ne sont pas (ni magasins, ni entrepôts de livres silencieux, ni reliques), ce qui importe vraiment, c’est ce qu’elles sont en réalité. Il souligne que les bibliothèques permettent de démocratiser l’information, en supprimant les obstacles afin que chacun puisse apprendre, chercher un emploi, acquérir des compétences, aider ses enfants ou s’engager dans sa communauté sans frais ni exclusion. Les bibliothèques servent d’infrastructure sociale aidant les gens à se stabiliser, à créer des liens et à rêver d’un avenir plus radieux. Il souligne que les bibliothèques réduisent la pression sur les autres systèmes publics en favorisant l’alphabétisation précoce, en aidant les nouveaux arrivants à apprendre la langue et à prendre part à la vie citoyenne, et en donnant aux gens un accès à des outils et à des conseils fiables. Il fait remarquer que dans un monde tumultueux où l’information digne de confiance est répartie de manière inégale, les bibliothèques offrent un accès gratuit à des connaissances fiables, ce qu’il considère comme une forme de pouvoir. Il décrit les bibliothèques comme « le dernier espace véritablement démocratique », où tout le monde peut entrer les mains vides et repartir avec quelque chose qui changera sa vie, qu’il s’agisse d’un livre, d’une compétence, d’une aide pour remplir un formulaire ou simplement d’un sentiment d’appartenance. Il souligne que l’étude apporte la preuve de cet effet cumulatif : les contes pour les petits favorisent la confiance des futurs lecteurs, et l’accès aux outils offre des possibilités. En conclusion, il affirme qu’il est essentiel de parler avec fierté et force de ce que sont les bibliothèques : un accès, l’équité, des possibilités et une communauté offerts quotidiennement dans toute la ville. Il remercie le personnel pour son travail sur l’étude d’impact.
Harvey A. Slack réitère les remerciements du président. Il souligne que les bibliothèques publiques sont essentielles à la démocratie – peut-être l’un de ses derniers bastions – et restent un pilier essentiel de la société.
Rawlson King salue cette récente étude qui met en lumière les retombées positives profondes des services offerts par les bibliothèques sur les gens, notamment l’inspiration, l’empathie, le sentiment d’appartenance et le bien-être, qui vont au-delà des indicateurs traditionnels comme le nombre de prêts ou le rendement économique. Il souligne que, bien que les retombées économiques mesurables indiquent une valeur de plus de 4,30 dollars pour chaque dollar investi dans la Bibliothèque publique d’Ottawa, l’étude met en évidence une valeur civique essentielle qui ne peut être mesurée économiquement. Il exprime l’espoir que le personnel utilisera les résultats pour renforcer la défense du budget et améliorer les services et mentionne que les preuves des retombées positives réelles sur les gens sont suffisamment convaincantes pour prendre cette décision. Il remercie l’AABPC d’avoir financé l’étude, soulignant que la mesure des retombées nécessite des ressources qui dépassent les budgets opérationnels, et félicite le personnel pour cet excellent rapport.
Alison Crawford exprime elle aussi sa reconnaissance pour le financement fourni par l’AABPO, soulignant que les travaux liés à l’étude constituent un investissement important à long terme. Elle met de l’avant la valeur de l’étude non seulement pour les conseillers, mais aussi pour l’établissement de nouveaux partenariats et le renforcement de la participation communautaire. Grâce à la mobilisation de nombreuses personnes, le projet a intéressé et sensibilisé le public. Elle conclut en félicitant le personnel pour son excellent travail.
La vice-présidente Kathy Fisher exprime également sa gratitude pour le travail accompli dans le cadre de l’étude d’impact et remercie la directrice générale et bibliothécaire en chef d’avoir mis l’organisation en relation avec le grand réseau du Conseil des bibliothèques urbaines du Canada (CBUC). Elle souligne l’importance de pouvoir diffuser des messages clés uniformes à l’échelle nationale et fait remarquer que ces messages soutiendront les efforts de revendication et de promotion. La vice-présidente s’enquiert de la fréquence de ce type d’étude : à quelle fréquence ce travail devrait-il être répété, étant donné qu’il reflète seulement un moment précis et qu’il est lié au développement continu des services? Mme Basile répond que la BPO examine actuellement son cadre décisionnel de mesure du rendement, y compris les indicateurs de rendement clés (IRC), et que la fréquence des futures études des retombées sociales sera prise en compte dans le cadre de ce processus. Elle est d’avis que des études annuelles pourraient être trop fréquentes et que d’autres solutions, comme deux études par mandat du C.A., pourraient être plus appropriées. Elle souligne également qu’il faudra se pencher sur le financement et l’intégration de ce travail dans les rapports réguliers. Mme Bebbington remercie le personnel pour son soutien, reconnaissant que la décision de mener l’étude ne faisait pas initialement partie du plan de travail annuel. Elle exprime sa gratitude tant au personnel qu’au C.A. pour leur soutien.
Le président Matthew Luloff remercie le C.A. et exprime sa profonde gratitude à l’égard de l’AABPO pour son soutien, soulignant les contributions significatives de ses bénévoles qui contribuent à l’expansion des programmes et des services. Il souligne que leurs efforts font progresser de manière significative le mandat de la Bibliothèque.
Au terme de la discussion, le rapport est REÇU tel quel.
MOTION No OPL 20260210/8
Que le Conseil d’administration de la Bibliothèque publique d’Ottawa prenne connaissance de ce rapport à titre d’information.
Résultat: Reçu