Que les Règles de procédure soient suspendues afin que soit examinée cette question aujourd’hui, en raison de la nature continue des travaux sur la propriété concernée et de la nécessité pour le Conseil de prendre des mesures immédiates dans le but de garantir la protection de l’intérêt public.
ATTENDU QUE les terrains communément appelés Kanata Lakes Golf and Country Club ont toujours constitué un espace vert important dans la communauté de Kanata Lakes; et
ATTENDU QUE vers 1981, les ententes liées à l’approbation des demandes d’aménagement de Kanata Lakes (l’« entente de 40 % ») prévoyaient qu’environ quarante pour cent (40 %) des terrains dans le secteur d’aménagement élargi de Kanata Lakes seraient conservés comme espace vert, y compris les terrains de golf; et
ATTENDU QUE le cadre de planification applicable à Kanata Lakes reposait en partie sur la conservation d’importants espaces verts; et
ATTENDU QUE les récentes décisions du Tribunal ontarien de l’aménagement du territoire concernant les terrains en question ont confirmé que le Conseil ne doit pas entraver son pouvoir discrétionnaire et que les approbations, les refus et les conditions d’aménagement doivent être étayés par des données probantes en matière d’urbanisme, un pouvoir officiel et l’intérêt public; et
ATTENDU QUE la Ville a réitéré et affirmé à plusieurs reprises son intention d’utiliser les outils à sa disposition pour empêcher que ces terrains soient aménagés d’une manière qui contrevienne à l’entente de 40 %; et
ATTENDU QUE les activités récemment entreprises sur le site par le promoteur ont amené la communauté à soulever des préoccupations quant à leur acceptabilité, à leur caractère sécuritaire et à leur pertinence; et
ATTENDU QUE la Ville a la responsabilité de veiller à ce que ces préoccupations soient pleinement prises en compte, à ce que toutes les précautions raisonnables soient prises et à ce que les résidents reçoivent en temps opportun des informations exactes sur les activités menées sur le site; et
ATTENDU QUE les résidents vivant à proximité du site ont signalé des vibrations, notamment des secousses dans leur maison, une détresse émotionnelle et des inquiétudes concernant la perturbation des sols contaminés et la modification des plans de drainage établis, et qu’ils n’ont pas eu suffisamment de temps pour répondre à l’enquête du promoteur sur l’état des lieux avant le début des travaux;
PAR CONSÉQUENT, IL EST RÉSOLU QUE le personnel soit chargé de créer une page dédiée au projet (Participons Ottawa) afin d’améliorer la transparence concernant le dossier du 7000, promenade Campeau, page comprenant entre autres les dossiers de référence et l’historique, la liste actualisée des foires aux questions, toute étude future soumise à la Ville ainsi que tout examen par les pairs réalisé par la Ville;
IL EST EN OUTRE RÉSOLU QUE le personnel crée une liste de diffusion afin d’envoyer régulièrement des mises à jour concernant le dossier directement à la communauté;
IL EST EN OUTRE RÉSOLU QUE le personnel veille à ce qu’un examen technique ou juridique indépendant soit effectué par un tiers pour chaque rapport ou plan de travail d’importance soumis à la Ville par le promoteur, en plus de l’examen par le personnel, et à ce que les résultats soient rendus publics sur la page dédiée au projet;
IL EST EN OUTRE RÉSOLU QUE le personnel soit chargé de fournir ces mises à jour régulières et ces examens de tiers au Comité de la planification et du logement sous forme de documents « information distribuée auparavant » pour examen et discussion;
IL EST EN OUTRE RÉSOLU QUE le personnel collabore avec le promoteur dans la mesure du possible afin de maintenir l’accès au site pour les inspections et les examens de tiers;
IL EST EN OUTRE RÉSOLU QUE le personnel fasse appel à des experts indépendants en drainage afin d’analyser de manière proactive la situation générale du drainage sur le site avant d’accepter tout rapport du promoteur proposant des solutions;
IL EST EN OUTRE RÉSOLU QUE le personnel fasse rapport au Conseil et à la communauté sur la nécessité de suspendre, de modifier ou de soumettre à des mesures de contrôle additionnelles les activités de construction en attendant les résultats des examens techniques et juridiques indépendants, lorsque ces activités peuvent présenter des risques pour la sécurité publique, la protection de l’environnement ou les infrastructures municipales.